Nous avions prévu avec Arthur (et oui toujours lui on se supporte pas mal) de faire la Canyon du Cotohuasi réputé pour être le plus profond du monde. Rien que ça! J'imagine que c'est un coup marketing péruvien (comme ils savent si bien le faire) et que le guide Lonely Planet est tombe dedans, quoiqu'il en soit malgré sa beauté il se trouve a 14h de bus d'Arequipa... aller seulement. Un peu fatiguée des bus locaux on part finalement pour la canyon de Colca a seulement 3h bien que plus connu donc plus touristique. C'est en principe le deuxième plus profond canyon du monde, mais bien sur c'est une lubie péruvienne, il suffit de voir, il s'agit malgré sa profondeur plus d'une vallée serrée ou coule une rivière qu'un canyon (comme on en voit aux états-unis). Bref, correction faite je n'aime pas quand les guides mentent...
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| On the road... |
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| Un volcan qui joue a cache-cache dans le bus... |
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| Plutot desertique... |
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| Pitons rocheux... |
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| Pampaaa! |
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| Cabanaconde |
La route pour atteindre le "canyon" est particulièrement sublime par contre, c'est probablement ici qu'il faudrait faire un trek sauvage de quelques jours, persuade qu'il y a des mines de beautés a découvrir! Nous arrivons a Cabanaconde, village de départ pour faire des treks, des boucles, mais évidemment au Perou rien n'est gratuit! Nous payons même cher l'entrée de ce "parc", nous crions au scandale pendant bien 30 min, le prix a doubler depuis l'année dernière... rien que ça! Ça me coûte l'entrée du Machu Picchu, a s'arracher les cheveux! Je n'ai que rarement été aussi énervé depuis le début de mon voyage, on se sent pille, un porte-feuille sur pattes, c'est comme si j'allais voir les gorges du Verdon en France (ce que j'ai fait gratuitement depuis Grenoble l'été dernier) et qu'un type arrivait pour me demander 35 euro (et ici c'est beaucoup d'argent, ça ferais dans les 70 euros pour nous)... Je lui aurais sûrement répondu "voulez -vous aller chercher des oeufs?" en moins poli... BREF. Après avoir dégringolé 1100m de dénivelée en courant a moitie, je suis calme, et j'arrive entre ses parois rocheuses impressionnantes dans une sorte de hameau que l'on appel "l'oasis". En effet sur ce lopin de terre tout est vert, des petits cabanons sont éparpillés autour de piscines... "Ça sent encore un peu l'attraction a touristes" me dit Arthur, mais bon l'endroit fait bon vivre, et est plutôt abordable pour un baroudeur. La roche ici est très striée, on sent une tension formidable de la terre ici se reflétant dans les pliures de ses montagnes. La tectonique fait son oeuvre...
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| Canyon de Colca |
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| En bas, l'Oasis. |
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| Drole de roche. |
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| Impressionante falaise. |
Nous emménageons dans un petit cabanon fort sympathique, et nous joignons a deux uruguyennes qui travaillent ici pour boire quelques verres. Partie de foot, piscine, jeux de cartes avec des anglais, la vie est paisible ici, et après avoir sympathiser avec le patron, il nous offre sa tournée!
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| Petit cabanon sympa. |
Nous sommes partis extrêmement léger, j'ai seulement un petit sac de toile noir sur moi pour 3 jours, le plus lourd étant appareil photo, bouquin, et bouteille... Après avoir lu quelques aventures de deux bonshommes français au Nepal, cela nous pousse a tenter l'aventure avec presque rien pour avancer plus vite encore. Nous partons donc tranquillement le lendemain, a l'assaut de quelques deux heures sous un soleil écrasant, entourés de cactus et de terres... la poussière se soulève sous chaque pas. Le paysage est assez majestueux, et nous empruntons des chemins pittoresques pour nous faufiler entres épines jusqu'à la piste. Nous rejoignons donc le petit hameau de Llahuar a 2200m. On passe notamment par un hameau abandonne recouvert de cactus aux fruits rouges, et ou le bruit de passoires rouilles pendant a un poteau électrique seul rappel assez l'ambiance des westerns. Nous pressons donc le pas, au cas ou Django serait en train de faire siffler des balles a nos oreilles avec son Colt. Nous tombons un peu plus loin sur une petite tienda, la viande du boeuf qui vient d'être tuer et découpé pend sur des fils de fer au soleil dehors pour sécher, et une petite dame nous proposes du coca frais. Elle est habille de l'habit typique de la région, des tissus brodés colorés a motifs géométriques dans lesquels on retrouve parfois des signes d'animaux, le tissu est superbe, le travail semble faramineux. Après avoir traversée un dernier pont, nous atteignons la confluence des deux rivières (chaudes et froides) formant un torrent plus violent. La-haut, perche comme un condor sur son rocher (nombreux dans le coin), une maisonnette tiens bon, une terrasse de bois en porte-a-faux semble plonger dans la falaise, de petits cabanons sevrent de logements, et l'on trouve en contre-bas des termes! Nous négocions (comme toujours) avec la petite dame propriétaire, un lit et un repas, et descendons rincer nos muscles dans l'eau chaude, grande baignoire en bord de rivière froide et déchaînée, petit paradis du randonneur. Nous retrouvons dans ces bains des amis suisses et allemands ainsi qu'un couple français de Guyanne croises a Huaraz quelques semaines plus tôt.
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| Evitons de froler la gauche... |
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| Un chemin bis un peu perdu. |
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| Tout va bien, il fait chaud! |
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| Veudeuse sympa. |
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| Un peu de viande rouge! |
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| Le chat. |
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| Termes a 45 degre, que du bonheur. |
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| Arthur a l'attaque!... avec une canadienne. |
J'ai passer toute la nuit avec un tout petit chat noir tout a fait mignon, il venait se blottir dans mon cou, impossible de le déloger sans qu'il accroche ses griffes, et de toute manière il revenait toujours. Je crois qu'il m'avait adopter mais bon j'avais d'autres projets, désolé ptio'! Il est 7 heure du matin et après de bonne pan cakes nous filons dans les termes illico avant de commencer la journée... seul a cette heure ci, un brai bonheur. Ce n'est que quand il ne nous reste que 3 heures pour effectuer 1300m de dénivelée et atteindre le bus de 11h a Cabanaconde que nous arrivons a nous extraire. Le reste n'est que physique et endurance pure sur un soleil de plus en plus brûlant. Le dos courbe, la gourde sèche, le muqueuses demandeuses, le souffle cours et les pieds lourds, nous avançons péniblement dans une sorte de désert vertical ou la roche jaune et rouge tombe en ruine laissant des panaches de poussières. Les 1300m sont en effet avale en 2h58, il s'en ai fallu de peu pour rater le bus malgré les 430m de dénivelée horaire dans ces conditions.
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| Bon, voila ce qu'on doit grimper.... |
Retour par des paysages toujours aussi magiques, qui mériteraient amplement une semaine de trek en caravane de lama par exemple, proche des vigognes (sortes de lama-biches), et dans des paysages lunaires d'où des monticules volcaniques dominent le paysage minéral.
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| Chapeaux typiques. |
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| Sale cabot. |
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| La route du retour. |
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| Un mur blanc au milieu de nul part. |
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| Route a l'infini. |
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| Des lamas. |
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| Et des vigognes. |
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| FAT volcan. |
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| En attendant le bus. |
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| Retour a Arequipa, le Misti. |
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| Petit resto avec verre de vin rouge pour feter notre derniere soiree peruvienne. |























































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