Le sillon secret pour me suivre...


Ver Le sillion en un mapa ampliado

samedi 23 février 2013

Une partie de foot avec Messi.

A 30 km de San Gil, on trouve le très mignon et typique village de Barichara. 7000 habitants tout au plus, un village en pente dont les maisons sont toujours fabriquées de la même façon. Des bloc de terre cuite mélange avec des racines, des bout de ficelles, empilées l'un sur l'autre, et de grande et fine poutres en bois qui les traverse dans le sens de la longueur. La région est désertique donc l'épaisseur atteint facilement 50cm pour garder une autonomie thermique fraîche acquise pendant la nuit. (on est a 2000m environ donc les nuits sont plutôt fraîches.) Ces murs sont ensuite peint en blanc (ou en couleur) d'enduit et chapeautées de tuiles pour minimiser l'infiltration d'eau dans le mur... et peut être aussi pour orner le mur... (belles ombres).
Blanc comme une maison colombienne (et non plus comme de la poudre colomienne)

coucou toi.
Sur une tuile perchee, oiseau...
Jolie structure, maisen temps de pluie, ca passeras a travers!


 A Quelques kilomètres de la, Guane. Un village fossile. On revient 300 ans en arrière dans ce village ou le temps parait se dilater entre les paves et les costumes. Village paisible de Andes. La place principale est simple, l'Église local haute sous toit de bois, mais fabriquée de vieille pierre jaunie, elle a belle allure et trône tranquillement sur le village. Des petites échoppes typiques ça et la, des sculpteurs de pierre, fabricants de pots en bois et en terre, de beaux sacs arrondies en laine... j'ai même l'honneur de goûter une boisson crémeuse alcoolisée blanche (une sorte de Belaise local), un écriteau rassure que ce n'est pas du sperme que les gens boivent ici... certes!

trone tranquille
300 ans en arriere

Une digne vache tirant sa reverence



Je rencontre ce gamin, Carlos 10 ans, surnomme pipo par ses camarades qui joue au ballon avec un chien. Commence alors une partie de foot déchaînée a 2500m d'altitude avec d'autres gamins locaux entre 8 et 10 ans, j'en perds mon souffle, et presque la face, ces petits furieux dribbles vivement bien, mais je me procure quand même l'occasion de leur en apprendre de nouveaux hehehe... la lombriz gorda plus simplement surnommé par ces démons Benitoooo a plus d'un tour dans son sac, et zizou en fait parti! Quoiqu'un peu chauvin, c'est efficace! # allemands la trentaine bien sympathiques me rejoignent. Le match se transforme en Européen contre Locaux!! La partie va en 3, celui qui gagne doit offrir des coups aux adversaires, ils ont déjà tout compris a la manipulation d'un touriste mais au moins la il y a de l'enjeu, on gagne ou on perd, pas d'échappatoire! 2-2, tensions... les petits gamin savent déjà très bien simuler des penaltys, mais ça ne prend pas!! Les gamins courent dans tous les sens ils ne lâcheront rien, et puis en fin de compte Juan 9 ans un bon gaucher chipe le ballon bleu et l'envoi  raser le poteau... GOOOOAAAL! Ils l'ont bien mérité, et nous, satisfait d'arrêter de traîner notre carcasse parmi les petites jambes fragiles.
Petite photo pour la postérité, pipo tout a gauche, juan se cache.


pipo


juan

Le gamin pipo est un grand fan de Messi, ça tombe bien moi aussi! Les vieux nous regardent d'un air méfiant avec une pointe de sourire sur le visage, nous avons réveiller tout les gamins du village, mais aussi les vieux qui siestaient sur les bancs ou devant leur porte d'entrée.

San Gil, mais qui est-il?




Un trottoir pour le moins peu pratique... mieux vaut ne pas trebucher

Grace a ses rues en pentes, San Gil n'est pas trop bombardee par les chauffards, bien vu.
Coupe sur un mur, explications constructives dans l'article sur Barichara
Mais qui est San Gil?
Difficile de savoir, surement pas un sportif de haut niveau, mais il a le merite d'etre un Saint! mes recherches sont inructueuses sur ce point malheureusement.


Un chien pourtant peu sportif, comme tout ceux d'amerique latine...
San gil est plus ou moins l'une des capitaes du sport extreme de Colombie, saut a l'elastique, rafting, parapente, ... On y trouve notamment des rapides tout a fait impressionnants, jusqu'au niveau 5! (pour ceux qui ne s'y connaissent pas trop le niveau va jusqu'a 6 maximum, et exceptionnellement jusque 7-8 uniquement en afrique.) Les remous sont si violents que l'eau remonte a contre courant, et dans le creux de certaines vagues il est quasiment impossible de s'echapper car l'eau qui plonge bute contre un rocher et est projetee a nouveau en arriere, l'eau stagne. Alors qu'autour les elements se dechainent, la pierre est violentee, arrachee, reduite progressivement en sable par les tonnes d'eau qui s'abbattent impitoyablemment sur leur pauvre carcasse minerale. Etonnants courants. Pour avoir ete en premiere ligne, il ne faut pas moins qu'un caractere de viking pour en sortir heureux! Une entorse de pouce plus tard...


Les debuts des rapides de la riviere Suarez.





jeudi 21 février 2013

Colombie : pas de FARC en vue.

Il est 6h du matin, le réveil de mon nouveau pot croate sonne : direction la Estacion de Autobus Terminal pour San Cristobal, de la nous irons jusque Cucuta, première ville colombienne après la frontière.

Voyage plutot long. Mon but est d'arriver a Pamplona, petite ville un peu plus loin que Cucuta idéale pour une nuit sur la route de San Gil (prononcer san Rhil). ...Le bus a dépasser la frontière sans s'arrêter, nous devons descendre 1km plus loin et marcher en arrière pour faire tamponner notre passeport, pratique! Les formalités faites, nous prenons un autre bus pour Cucuta. De la, l'ami Marko part vers Santa Marta et ses plages paradisiaques, mon aventures continueras par les montagnes.

J'arrive enfin a Pamplona, il est 8h, cela fait 14h que je voyage et j'ai pris 7 bus différents. Un certain Jefferson habitant Pamplona que j'ai rencontre dans le minibus me propose de m'héberger, chic type. Je passe la soirée avec lui, il m'offre le repas, la chambre, la partie de billard avec un de ses pots, rien a faire, impossible de sortir un billet. Bref pas de FARC en vue...! Il m'emmène ensuite chez une amie chirurgienne esthétique qui a une connexion internet pour que je puisse envoyer un petit mail aux miens.

Le lendemain, petite visite de la ville, et du campus étudiant, il n'y a pas grand grand chose a voir mais c'est mignon, et il me prépare de délicieuses Arepa (spécialités d'Amérique latine, la baguette colombienne un peu) et me met ensuite dans un taxi pour San Gil qui passeras a travers les montagnes, de magnifiques paysages!!!

Arepas en cours de preparation, melanger avec de l'eau la galette doit faire 10cm de rayon, 1cm d'epaisseur, et cuite a l'huile dans une poelle. Plutot gras.

Pamplona

dans le taxi

Ca bosse



route peu large, mais le chauffeur est un pilote!


ca boss encore.. extension de la route

ca boss toujours

Decidement tout le monde boss, et sur la route!


Les colombiens aiment faire des coupes de montagnes.

On constate clairement que la Colombie est en avance sur le Venezuela rien que sur l'état des routes... De très nombreux travaux ont étés entrepris par le président Uribe pour rénover les infrastructures, les colombiens construisent a tour de bras, et les routes ont été sécurisées contre les FARCs développant le tourisme et surtout le commerce intérieure en général.





samedi 16 février 2013

Merida et ses Picos : la tête dans les nuage

Si la vie humaine n'a pas de prix, nous agissons toujours comme si quelque chose dépassait, en valeur, la vie humaine... mais quoi ? Vol de nuit - St Exupery.



     Nous sommes le 12 Février, et j'ai la chance de pouvoir fêter mes 23 ans a l'autre bout du monde. Merida est un petit bout de ville typique des montagnes, comme Grenoble, c'est la capitale des Andes au Venezuela. Petite maisons colorées et bâtiment de style colonial sont de la partie, mais l'on trouve plusieurs bâtiments très modernes aussi. Visiblement, cette ville est plus riche, plus propre, et plus développée que les précédentes malgré ses 250 000 habitants. C'est une ville de montagnard, cela se sent sur les visages marques par le soleil puissant des cimes et les discussions passionnes d'aventures montagneuses que j'ai l'occasion d'expérimenter. Mais c'est aussi une ville très tournée sur l'international, les gens prennes le temps de parler de façon a ce que tout le monde puisse comprendre, et cette ville possède le plus grand nombre de Posada (auberges) du Venezuela, excepté Caracas certes. Je tombe sous le charme et je décide d'y rester une semaine.

     Il y a dans cette région de très nombreux "picos", sommets a plus de 4000m. Dans le Parc National Sierra Nevada, on trouve le Pico Espejo et sa grande vierge blanche, le Pico Humboldt connu pour sa beauté et son glacier, et le Pico Bolivar culminant a 5007m d'altitude. Apres de nombreuses recherches, je ne trouve personne pour me suivre sur le Pico Humboldt, sommet mythique du Venezuela et deuxième sommet le plus haut puisqu'il monte a plus de 4940m ! Bref c'est une expédition qui dure 4 jours et 3 nuits, mais le carnaval viens de se terminer, la ville se vide petit a petit, la période n'est donc pas idéale.
Traitement architectural de la façade inspirant.

     Je rencontre alors Alex, jeune allemand de 24 ans étudiant en journalisme qui me propose un treck sur 3 jours et 2 nuits avec l'ascension du Pan a Azucar (pain de sucre) dont la crête agrippe les 4700m d'altitude! Une jeune tchèque de 26 ans se joint alors a nous, Barbara, qui semble assez sceptique de devoir porter un sac de 15kg sur 1100m de dénivelé le 1er jour... Allons, ça n'a jamais tue une mouche, sacre bleu! Le Pan a Azucar quand a lui fait parti du Parc National Sierra de la Culata, connue pour sa végétation désertique et ses lacs. C'est un sympathique guide allemand de 52 ans arrivé a Merida il y a 25 ans et franchement hippie sur les bords qui nous emmèneras! Il nous promet qu'il a le plus beau bureau dont on puisse rêver, ma foi comme tout guide, je le crois. Il fait en moyenne cette ascension une fois par semaine, il connaît bien le terrain. Nous partons donc le mercredi 13 Fevrier, 4 compères a l'arrière de la jeep avec le matos nécessaire. Il faut savoir que faire de l'alpinisme dans les Andes est foncièrement diffèrent que dans les Alpes. Déjà, on commence aisément a un sommet vers 3000m d'altitude ici, alors qu'en France plutôt vers 1500. Ensuite, les cimes sont très peu enneigées ici, quelques soit la saison, seul le pico Humboldt et pico Bolivar ont cet avantage. La végétation s'arrête a environ 4200m en plus ici... a cette altitude on n'est plus bien loin de la cime du mont blanc ou la végétation a depuis longtemps disparue au profit de l'unique élément minéral!! Enfin, peu de routes sont praticables ici, les marches d'approches sont très longues et il faut souvent plusieurs jours avant d'atteindre le camp de base. Les sacs des montagnards des Andes sont par conséquents souvent énormes (aisément 100 litres!), "bonjour-la-galère" a plus de 4000 lorsqu'on tente de reprendre son souffle... et pas de mules non plus ici pour aider! L'autonomie complète demande donc des efforts en plus, alors les petits 15kg de Barbara, on sait déjà sur qui ils vont terminer, mais c'est le jeu!

Les Andes venezueliennes se différencient des "autres" Andes car ce sont les plus vieilles montagnes du continent Américains selon les géologues, et aucune n'est volcanique. Au chili par exemple on trouve plutôt de "récents" volcans. Cette si mythique Cordillère des Andes évoquée dans le petit prince ou vol de nuit par l'ami St Exupery... Aaaah, les ANDES!

Guide, colonel moutarde

Alex dans l'élan

Barbara


Jour 1 : Marche d'approche jusqu'au camp de base. Départ 9h, 7h de marche. Je découvre les quasi uniques plantes qui poussent dans ce désert : les Frailejones sortes de grandes Edelweiss des Andes qui grandissent de 1 cm par an, on peut s'en servir pour faire du thé, comme éponge pour la vaisselle, de matelas et même d'isolant! Bref une plante idéale. On trouve aussi un magnifique arbre, le Coloraditos, qui se tord dans tout les sens, comme si chaque centimètre gagné a cette altitude demandait un effort insupportable et que l'arbre se tordait de douleur. L'écorce rougie ajoute encore de la force a cette impression de souffrance, rendant le végétal encore plus beau dans sa lutte... Certes, je suis sensible a cette arbre!!

Frailejones en phase terminale
Hubert a l'occaz, fait une capuche avec ça!

     Finalement j'arrive le 1er au camp et j'en profites pour faire le zouave et monter la tente de Barbara. A 4100m je ne ressens pas plus la difficulte a respire mais je sens les veines de mon crane qui battent fort et m'en donner la migraine.



camp de base



THÉ TIME
Diner TIME

Jour 2 : La nuit a été longue, couche 7h30 peu après le soleil car il n'y a rien d'autre a faire a cette altitude, il fait dans les négatifs dehors, la vieille tente ne permet de stabiliser qu'a 2 degrés, au moins les bouteilles ne gèlent pas dans la tente. Je n'ai que rarement aussi bien senti mon crâne, le sang qui y circule palpite si fort que je ne fermerais pas l'oeil de la nuit. Au moins on se sent vivant! Quoique.. Si les insomnies d'un musicien lui font créer de belles oeuvres, ce sont de belles insomnies. Vol de nuit - St Exupery.

le sommet
pente faisable en surf des sables.


On reprend son souffle!





Mineral a perte de vue.

Pour se remettre, café maison (le café du Venezuela est particulièrement exquis et bon contre le mal des montagnes car chargée en caféine comme les médicaments). Grand beau temps, tout le paysage s'est ouvert a nous, nous l'avons mérite après cette nuit de confort sommaire. La cime du Pan a Azucar ne semble pas loin. On l'appel pain de sucre car il est constitué essentiellement de roches qui s'effritent. La descente promet d'être rapide et glissante! Si seulement j'avais mes skis... Deux brésiliens ont déjà fait cette descente en surf des sables parait-il. 3h de montée jusqu'au sommet pour s'entendre crier . CUUUUUUMBRE! (Summit!). Ça, c'est fait. Je rêve déjà des 5000 et 6000 que j'aurais l'occasion d'approcher en Équateur!
CUMBRE


Descente comme prévue rapide et glissante, presque grisant de voir les 3h de montée avalée par la gravité en moins de 10 minutes... On remonte? Non, nous devons aller plier le camp de base, et faire encore 4h de marche jusqu'au prochain camp a 4200m près du superbe lac Laguna Carbonera (rien a voir avec Carbonara a mon grand désespoir! Touti PASTA!). Je pars devant car d'après le guide si j'ai le pas rapide, mieux vaut que je garde mon rythme, ça me fatigueras moins. J'attends a chaque col, perché sur un rocher, les yeux plissés sur l'horizon et le Pico Humboldt dont le manteau blanc me nargue. A la prochaine!


Jour 3 : La nuit fut plutôt bonne, je commence a m'acclimatiez, je dors 2h jusqu'à ce que je me réveil, trempé, j'ai chaud! c'est le comble... La nuit était claire mais très humide car nous sommes a cote d'un lac. Vous dites, un lac en montagne mais pas de neige? En fait ici, le sol est souvent recouvert de mousse, comme d'énormes éponges allant du vert au rouge en passant par le jaune, dorée, cuivre... Bellissimo! Lors des grosses pluies, ces éponges absorbent pour rendre l'eau en période sèche, futées ces montagnes! Bref la tente est trempée, mais les étoiles sot nombreuses dans le ciels a cette altitude. Au matin, le soleil entreprend de dégelée l'herbe, les parties a l'ombre restent blanches, c'est beau.




4h de marches nous séparent du point de RDV de la jeep qui nous ramèneras a Merida. Malheureusement, pendant 3 heures assez epiquent, nous attendons, le guide est partit chercher du signal car la jeep n'est pas la, le brouillard se fait épais, des os de chevaux et de vaches traînent partout autour de nous, les chiens blancs sauvages en sont les acteurs.

La jeep inespérée fend enfin le brouillard.
Cet homme éprouvait, en face de sa vie passées, le tranquille contentement du menuisier qui vient de polir une belle planche : "Voila, c'est fait". Vol de nuit - St Exupery.

Premier treck dans la cordillère des Andes, bref, *camesemblepasmal.