Me voici depuis quelques jours a Huaraz, capitale de la mythique Cordillère Blanche du Perou. Cette partie de la chaîne des Andes est connue pour ses cimes qui dominent reguilerement les 6000m, pour son incroyable bio-diversité, ses peuples recules... En fait elle fait partie de la région connue sous le nom d'
Ancash. "Ça sonne très indien et sa fait rêver!" dis-je a Arthur. Dans cette région on retrouve donc 3 cordillères. La mythique Cordillera Blanca sur laquelle la plus-part des villages sont accrochés en vain et qui fit si forte impression aux long courriers des premiers temps de l'aviation. Parallèle a celle-ci, la Cordeillera Negra, moins haute donc sans neige d'où son nom. Ces deux cordillères coincent entre elles la seule route sinueuse qui atteint parfois des hauteurs très reculées, un travail humain de titan lorsqu'on sait que ses routes sont souvent emportées par des glissements de terrains, des coulées de boues, de neige, de pluie... Et puis, on trouve un peu plus au sud, la Cordillera Huayhuash, elle aussi enneigées, a la suite de la cordiellera blanca, et qui rivalise largement avec cette dernière, même si son sommet le plus haut a 6634m el Yerupaja n'atteint pas le Huascaran a 6768m...
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| On remarque la route sinueuse entre les cordillera blanca et negra. |
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| L'itinéraire du trek est en rouge a gauche de la carte. |
Réveil 5h30 ce matin, le départ est a 6h. La tête bien dans le brouillard, nous avons préparé nos sacs hier heureusement. De toute façon ces derniers seront relativement légers, en principe des mules nous sont attribuées, elles portent la nourriture les tentes et les duvets, des chaises, le matos de cuisine pour le cuisinier... Ça ressemble de plus en plus a une véritable expédition ces 4 jours. J'ai décidé que je porterais tout de mon cote... est-ce par honneur? Je ne sais pas très bien, j'avoue que je ne me vois pas gambader a cote des mules qui portent mes affaires, drôle d'impression. Et puis je préfère m'entraîner avant le sommet. Je pense aux entraînements des chasseurs alpins, un ami avait voulu tenter, il ajoutait des pierres dans son sac pour le lester un peu plus... histoire "d'en chier", héhé je ne suis pas si maso non plus! En effet le groupe ressemble a une véritable expédition, pour des raisons économiques plusieurs agences ont rassemblées leurs troupes pour faire des économies en cette basse saison, l'expédition est donc composée de 15 personnes!! Edith (pas Piaf) la guide, une des seules filles guides de Huaraz, le cuisinier, le muletier (il fait avancer les bêtes), ensuite un jeune couple de coréen ainsi qu'un autre coréen la quarantaine, un jeune couple d'israélien ainsi que 3 autres israéliens, et enfin nous quatre français. Nous embarquons tous dans une mini-bus, matos sur le toit. Petit arrêt a Yungay sur la route pour petit déjeuner, je passe la l'un des meilleurs moments de ma journée... On s'arrête devant un petit resto qui fait petit déjeuner, mais ce n'est pas compris dans le prix du trek, il doit y avoir un partenariat tout de même avec l'agence pour que le bus s'arrête pile devant... un petit dej' HORS DE PRIX! Bien sur les autres tombent dedans, mais avec une hargne bien déterminée malgré les 8 heures du matin, nous filons vers un marché un peu plus lointain avec les français on l'on tombe sur des petits dej' copieux pour 50 centimes d'euros. NA! Nous repartons le ventre plein, et surtout pour moi un énorme sourire aux oreilles de ne pas m'être fait entourlouper. Que du bonheur!

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| Petit dej a donner le sourire |
Jour 1 :
Nous voici au départ du trek, les mules sont chargées, nous filons nous inscrire a l'entrée du parc national Huascaran, a la tète de la petite procession, Edith, qui ne tarde pas a me trouver un surnom pour se foutre de moi, seul imbécile a porter son sac...
Benito borrito! .... Mais non il faut dire
Benito Bonito! Rien a faire le surnom est ancré, je suis maudit par les surnoms, même ici! Nous évoluons tranquillement sur une pente douce en longeant pendant de nombreux kilomètres le lit de la rivière qui déferle avec force. Le débit est impressionnant, toutes ces montagnes qui dégorgent leur glacier forcement... Le chemin se raidit un peu, petite pause déjeuner, le coréen équipé comme un pro est en fait déjà loin a la traîne, il semble épuisé par l'altitude! A mon avis, il viens de débarquer de Lima lui... Nous continuons a longer la rivière, d'un bleu turquoise qui évolue rapidement entre les arbres tortueux rouge dont les troncs frôlent dangereusement la surface. Notre petit groupe de quatre français est parti en tête, nous avançons a vive allure, plein d'entrain, et faisons rapidement connaissance, le courant passe aussi bien que l'eau qui dévale la pente, des petits rayons de soleil tentent des échappées a travers les nuages hauts dans le ciel. Tout va pour le mieux. Puis progressivement nous marchons dans une vallée qui s'étend a perte de vue coincée entre deux montagnes, la pluie fine de bretagne fait son apparition et nous arrivons enfin au camp 1 dégoulinant, le temps d'aider a monter les dernières tentes et nous plongeons sous la grande tente principale ou sont installées chaises, tables bougies... le grand luxe a cette altitude avec un temps pareil! Le cuisinier est déjà aux fourneaux, s'active pour quinze, pas évident de prévoir les bonnes rations. Il ne sait pas encore que le français AIME manger, beaucoup! Emeline a 28 ans, elle travaille comme institutrice a temps partiel, 6 mois de l'année a temps plein, 6 mois en vacances, le pied! Ça rapporte pas des masses mais ça laisse du temps assurément! Amandine est en 8eme année de médecine, 27 ans, en Guyane pour l'internat, les médecins "je connais un peu" alors j'arrive a tenir un semblant de discussion médicale! Et Arthur, 23 ans , qui a fait une école de commerce a Tours, et qui voyage depuis 6 mois maintenant en Équateur, il a plus ou moins tout fait la bas, donc il a un paquet de choses a raconter, notamment sur des excursions osées dans la jungle amazonienne! Il faudra que je tente une petite interview plus tard, ça tombe bien c'est un bavard! Bref il se dit amoureux de l'Equateur, il y a acheté un van avec un ami guide et pense bien y retourner pour tenter de monter une petite compagnie d'éco-tourisme! Nous mangeons donc a la lueur des bougies, sympathisons avec les Israéliens et jouons a l'un de leur jeu de carte fameux jusqu'à des heures tardives, le
Yanev!
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| Arthur et moi meme |
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| Amandine, Arthur, Moi-meme et Emeline |
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| Le regard de tombeur du francais |
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| Camp 1 |
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| Mega tente |
Jour 2 :
Il a plut des torrents toute la nuit, mais plus une goutte au petit matin. Premier camp a 4000, dans mon gros duvet gonflé de plumes, j'ai dormis comme un bébé! Pour certains, la nuit semble avoir été plus difficile, et encore ce n'est que le 1er camp je me dis! Le cuisinier nous réveil a 6 heure avec une bonne petite tasse me
Mate de Coca (thé a base de feuilles de Coca, plutôt bon). Le ciel est découvert, comme tout les matins, profitons en pour avancer! Nous avançons donc toujours dans cette vallée interminable, mais l'impression de marcher sur du plat est vraiment agréable. C'est un trek très facile pour l'instant, le faux plat nous fait grimper doucement et sans effort pendant des heures durant. Nous arrivons alors au bord d'un grand lac, bleu turquoise, vert pale, transparent, beau. Paris tenu, au premier rayon de soleil, téméraires français que nous sommes, nous nous élançons dans le lac... plutôt frais!
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| Au reveil |
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| C'est trop biennnn! |
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| Petit lac turquoise + rayon de soleil = .... |
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| ... Equipe de choc. |
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| Le muletier |
Le temps de nous sécher au soleil et de nous rhabiller la guide et les autres treckeurs nous ont rejoins. Je croise en sens inverse des jeunes que j'avais rencontre a Banos en Équateur, petite cordillère ou chemin touristique? En tout cas les types sont dans un sale état... ils ont vomis avec l'altitude tout ce qu'il avaient, il atteignent de nouveaux des hauteurs acceptables. Fêtards comme je les avais vus, ça ne m'étonne pas! Nous voila en train de marcher dans une gigantesque étendue de sable blanc et fin... ici, a cette altitude? Les premières lances blanches déchirent enfin les nuages ci et la. Nous avançons sans cesse, et entamons d'un bon pied la pente qui mène au camp de base de L'Alapamyo.
Alapamayo... le mot résonne dans ma tête. Superbe lance blanche, la plus belle de la Cordillère Blanche, a 5947m elle est aussi considérée par de nombreuses personnes comme la plus belle montagne du Monde! Rien que ça... C'est vrai que ses parois blanches striées ont une beautés a faire pâlir plus d'une pente même en Alaska... Mais ça se discute! N'empêche je me suis quand meme renseigné, je vais devoir attendre un peu avant de la grimper. Techniquement, il y a quand même un mur de glace de 450m a 55 degré a battre, en crampon-piolet, non seulement il ne vaut mieux pas glisser, mais a cette hauteur l'énergie physique et mentale que cela demande est très conséquente, en pleine nuit. C'est une ascension qui se fait en 7 jours, avec marches d'approches, et ascension... si les conditions sont bonnes. En cette période de début Avril, il y a encore trop de neige fraîche. Un jour alors, peut-être... Nous aurons tout de même droit d'en approcher la base.
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| Photo d'internet. Face invisible de notre cote de trek dommage... |
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| Premieres neiges en vue |
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| Vallee gigantesque a 4000m sur des kilometres. |
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| Craquage |
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| Acencion au camp de base Alpamayo. On fatigue deja? |
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| Alapamayo, face Nord-Ouest! |
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| Bienvenue! |
Un peu au dessus du camp de base, on retrouve un superbe lac glaciaire, d'un bleu turquoise franchement somptueux, renforce par la pureté grises des pierres et du glacier qui s'écrase lentement dans l'eau. Des grondements se font parfois entendre, la bête vie. Par chance, on distingue la crête gelée de l'Alapamayo a plusieurs reprises ainsi que d'autres pointes au dessus des 6000m. De l'autre coté de la vallée, gigantesque, se dresse l'énorme 6025m enneigée, l'
Artesonraju reconnue pour être la fameuse montagne des
Studios Paramout !! Franchement, la cordillère blanche est un endroit de rêve pour tout amoureux de la montagne, encore plus pour ceux qui aiment avoir la tête dans les nuages. Je suis servis.
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| Artesonraju de Paramout |
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| On se la tente? |
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| Juste avant le lac, les 6000 en pleine face. |
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| L'Artesonraju, un peu dans le brouillard! |
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| Cimetiere de Kherns. |
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| Une eau plutot... turquoise? |
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| Le repas du midi est vraiment light... un mini sandwich et une barre de chocolat... PARDON!? |
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| Edith la guide. |
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| Arbre en sang? |
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| Alpamayo qui se dechire pafois, a gauche. |
Nous descendons encore euphorique de ce paysage minérale qui n'en finira jamais de m'impressionner. Nous marchons a bonne allure, nous devons rejoindre le camp 2, il est 2 heure de l'après-midi, la pluie arrive en général vers 3-4h. Avec un peu de chance nous devrions arriver juste a temps! En effet, en allongeant le pas, nous y sommes en même temps que Liron, un des israéliens adorable et très bon marcheur aussi. Le temps de poser les affaires dans la tente, et la pluie fait sont entrée, concert de gouttes qui tombent de plus en plus vite... Comment allons nous pouvoir marcher demain?? Un bon repas pour nous réchauffer, et nous voila au lit, de bonne heure. D'énormes vaches noires et blanches se baladent dans la nuit, sortir pisser est une vraie mission car ces imbéciles de vaches sont attires justement par la pisse... Elles viennent de frotter a nous dans la nuit noir manquant de nous renverser, il faut être rapide, et bouger d'endroit lorsqu'on entend la grosse masse qui arrive derrière soit, comme un sous-marin qui repère les missiles invisibles au sonar. Franchement pas rassurant dans la nuit noire!!
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| Dangeureuses vaches |
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| Dans la vallee de "Dana"... la lilala. |
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| Une veritable machoire, les dents noirs et les gencives blanches. |
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| Popcron a volonte, merci les mules! |
Jour 3 :
Réveil a 5h30 ce matin. La journée promet d'être longue et physique, 9 heures de marche dont un col a 4750m! Nous n'avons pas dormis en plus cette nuit, l'humidité forte avec la pluie mêlée au froid intense d'une nuit a 4200m, même mon duvet n'as pas supporte! Le réveil est dur, mais libère de l'attente du sommeil au mois. Et puis dehors, lorsque je sors...... Un panorama totalement bluffant, a couper le souffle. Pas un seul nuage a cette heure, le soleil se lève timidement. Les montagnes de roches noires se découpent comme une ombre, par dessus les pics acérés enneiges, blanc comme des perles d'écrins contrastent sur un bleu nuit d'une profondeur qui donne indéniablement un sourire bêta. C'est donc pour ça cette nuit affreuse? Deal! Je suis pris d'une frénésie photographique, heureusement que ce G12 est réparé! N'empêche avec mon bon vieux argentique, je crois que le rendu aurais été encore plus bluffant. Parfois rien n'égal les yeux pour voir des belles choses tout de même.
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| Bon ce matin.... c'est cadeau. |
En plus le cuisinier nous a préparer des pancakes... au
dulce de leche, oui oui a 4200m. L'expédition c'est le luxe. On part sans défaire les tentes on arrive les pieds sous la table... Nous partons donc en tête ce matin malgré un froid piquant qui s'insinue sous les plus grosses couches de vêtements. 4 français déjà en tête, a l'assaut du gros col, on doit pouvoir l'atteindre officiellement en 2h30. Je suis devant mais je sens rapidement que quelque chose cloche... L'altitude me conseil-t-on? Je connais a présent les effets de l'altitude et mes limites dans les précédents treks... c'est diffèrent. Je me sens faible, le nez qui coule, peut être un peu chaud... des muscles un peu fatigues, mais surtout une terrible envie de dormir. Si j'étais dans la neige et que je m'effondrais, je ne mettrais pas 2 minutes a m'endormir. Parfois je ferme les yeux... mais je me prends les jambes dans la boues glissante ou les cailloux, ce qui a le mérite de me donner quelques coups d'adrénaline pour continuer. Je tente la feuille de Coca aussi suppose améliorer la respiration, mais les problème est diffèrent. Je traîne la patte, Amandine dans une forme plus qu'olympique part en tête, on dirait qu'il s'agit d'une ballade de santé pour elle! Elle est fumeuse, et c'est son premier trek, ça me met un bon coup de pied au derrière pour tenter de ne pas trop décrocher. Arthur est sur ses talons, ils m'encouragent a poursuivre, mais je somnole, état léthargique, c'est mon combat d'aujourd´hui! Finalement, le chemin raide se transforme en une sorte de série de grandes dalles de pierres comme des escaliers qui mènent au col. Superbe col caché, une sorte de porte découpée a même la pierre massive noire, un rayon de soleil viens de l'autre cote de la vallée. Comme un appel je suis attire par la porte, je donne un bon coup de moteur, et en gros voleur j'atteins le premier le col avec un sourire endormis. Superbe vue d'ici, mais j'ai toujours de la peine a sortir des mes rêvasseries. Photo pour la postérité, les mules arrivent précédées des israéliens, les coréens sont au loin, nous avons mis en fin de compte 1h45, pas trop mal la petite perf´.
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| Je vais marcher comme toi aujourd'hui! |
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| Petits yeux... |
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| Une petite sieste? |
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| La porte du col! |
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| 4750m. |
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| Arrive avant les mules la classe. |

Nous entamons alors la descente finale, qui dureras encore 7 heures! Changement de paysage au col, a gauche des parfois noires de roches lisse nous surplombent d'où d'énormes glaciers s'accrochent comme jamais, en équilibre. La pente descend raide vers le fond de la vallée de plus en plus verte. De petits lacs apparaissent ci et la, dont un en forme de coeur, comme c'est mignon. Le gramme de doliprane que j'ai pris au col commence a faire effet, coup de chaud, j'enlève les couches, me réveil un peu, je cavale dans la descente, nous cavalons dans la descente toujorus notre inséparable groupe de quatre français, nous refaisons le monde. Puis nous traînons la pattes, petites pauses aux rares éclaircies de soleil, rencontre avec d'autres couples de français qui font en solo le trek. Enfin nous voyons le couple de coréen qui nous rattrape a bonne allure, d'un air surpris ils nous demandent : "Mais vous avancez en volant vous?" héhé non un peu d'huile de coude et ça roule! (et un gros doliprane!). Nous descendons rapidement, de plus en plus vite, sautant de pierres en pierres, la technique acquise en Colombie pendant mon trek solitaire reviens rapidement, mais ici il faut sans cesse éviter le profonde boue accumulée sur le chemin. Je suis en tête, comme un démineur je repère les pièges, mais j'ai le malheur de me rater une seule petite fois... glissade sur la roche et me voila enfonce jusqu'au dessus de la cheville. Poisse! Une chaussure noire, l'autre encore verte. Emeline traîne la patte, celle qui s'est accumulée d'énorme ampoules, aie! Le temps est encore au beau fixe mais commence a se couvrir au loin, nous marchons depuis maintenant 8 heures, la fatigue se fait sentir. Nous dépassons le camp 3, nous avons décider avec l'ensemble du groupe de tirer jusqu'à une lodge appartenant a l'agence, mais cela nécessite 2 heures de plus. Nous avons laisser derrière nous les hautes cimes enneigées, nous avançons tranquillement dans une grande pleine verte devant nous, de paisibles chevaux et vaches broutes le long d'une rivière sinueuse dans l'herbe. Fabuleux paysage, nous atteignons un lac transparent qui recouvre une épaisse couche d'herbe verte, et nous laissons guider par un couple de péruviens venus troncher du bois pour leur cuisine. ce bois a une peau rouge, fine et solide comme du papier. Après avoir dépasser le de check-point de sortie du parc, nous voila en route pour le plus proche village ou nous pourrons enfin nous arrêter. Des bandes de gamins nous poursuivent,
Gallettas Gallettas Gallettas! Rien a voir avec des gâteaux ici, ils s'agit de pièces. Des familles nous demandent des médicaments... manifestement l'endroit est très pauvre. D'un autre cote ils possèdent de nombreuses bêtes, cochons, brebis, vaches... Étonnant... Surtout que pour les malades, un hôpital se trouve a 5 bornes... Difficile de savoir, Amandine (la médecin) est douteuse aussi sur les médicaments qu'on lui demande manifestement inutiles pour le mal que les gens ont. Bref nous sommes poursuivis quelques centaines de mètres. Après 9 longues heures de marche épuisantes, nous arrivons enfin en vue de la lodge, une bonne nuit sur un lit de paille en vue... la pire pour moi. A 7h30 je suis au lit, je ne ferme pas l'oeil de la nuit, malade comme un chien. Coup de froid, gripounette?
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| Superbe roche noire. |
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| Le lac en coeur! |
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| Trikar! |
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| Quand la pluie est de la partie. |
Jour 4 :
Il nous reste 30 minutes de marche raide ce matin avant que le bus vienne nous chercher. Je suis "shooter" au doliprane, j'alterne froid-chaud, un coup de doudoune, une serviette fraîche sur la tête...Enfin le bus nous récupère, mais nous mettrons pas moins de 7 heures pour rentrer, valdinguer de gauche a droite a moitié somnolant. Le route est magnifique mais je n'en profites pas beaucoup, nous passons un col a plus de 4000, des glaciers se dechainent sur les parois rouges, et nous descendons petit a petit dans la vallée lointaine, par une route très raide, qui enchaîne des centaines de virages serres. Le chauffeur se signe a chaque virage. Rassurant. Je crois que nous allons devoir changer nos plans d'ascension du Pisco a 5700m pour demain!
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| La route ideale pour une belle mort. |