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dimanche 17 mars 2013

Architecture Bamboo - Ebauche 1.

J'ai découverts le Bamboo comme matériau de construction. Ce matériau est extrêmement utilise en Amérique du Sud, pour les simples raisons qu'il pousse facilement, rapidement et en grandes quantités, qu'il n'est donc pas cher, et que certaines espèces possèdent des caractéristiques structurelles poussées. De nombreuses recherches existent en effet sur ce sujet, des bouquins ont été publies, montrant que la structure cellulaire fibreuse du bamboo est a la fois dense et élastique. De plus en vieillissant, la résistance des fibres augmente. A noter aussi que le bamboo qui pousse dans un sol pauvre et sec possède de meilleures qualités que qu'un bamboo poussant dans un sol avantageux, comme la vigne au bon vin, des conditions de développements difficiles rendent le matériau plus performent, ici non en goût mais en résistance a la flexion. L'analogie au sherpa ne dans les conditions difficiles de l'altitude et qui donc a plus de facilite en terrain complique marche aussi... Le Guadua Angustifolia, que l'on appel aussi éventuellement le vegetal steel, semble être une espèce particulièrement résistante sur les nombreuses qui existent. Dans un contexte de développement durable ou le bois a pris une haute stature en architecture, le bamboo considère comme le poor mans wood est ici le plus commun et ordinaire matériau de construction et en même temps le plus extraordinaire permettant a une grande partie de la population d'accéder a une habitation personnelle. On retrouve pas mal de constructions bamboo notamment dans les favelas, soutenant des toitures en toles, des terrasses, ou même la maison entière accrochée a la pente. C'est une ressource renouvelable, elle ne met que 3 a 6 ans pour se renouveler alors qu'un résineux mettras 20 ans pour être mature.

Les endroits ou le bamboo pousse principalement


Cellules de bamboo

On sait qu'avant l'apparition du béton, l'architecture s'adaptait a la limite des capacités des matériaux utilisees alors : la brique, la pierre, le bois, le métal, le mortier... Ces contraintes de matériaux forçaient donc les locaux a construire selon des techniques traditionnelles améliorées au fils des générations, enrichies par l'expérience. Ces façons de construire font partis intégrantes de la culture, c'est une sorte d'ancien langage. On reconnaît en effet une civilisation par son architecture, les Incas, les Mayas, les Grecs, les Égyptiens, les Japonnais... et l'architecture conditionne la culture locale dans ses coutûmes comme elle est conditionnée par la culture locale, c'est un échange et c'est logique. Aujourd'hui on voit apparaître énormément de bâtiments en parpaings dans les villes d'Ameriques Latine, les villes deviennent les mêmes et perdent leur spécificités culturelles, surtout lorsque les murs de parpaings sont laissées a nus alors que les peuples d'amerique latine ont coutumes de posséder des habits très colores.


Pourtant le béton est un matériau non négligeable, ses capacités sont presque illimitées. Manizales comme d'autres villes placées sur la cordillère des Andes sont soumises a de très nombreux tremblements de terre qui rase régulièrement la ville jusqu'au XXeme siècle. Le béton a permis depuis de réaliser des constructions antisimiques et la ville peux continuer de se développer. Le béton correspond alors a la mondialisation de l'architecture en quelque sorte, mais comment réussir a garder une logique architecturale?
C'est ce que certains architectes d'ici tentent de réaliser, utiliser un socle béton contre les contraintes sismiques, le reste de la structure en bamboo, matériau léger qui plus est et souple, mais qui possède aussi une certaine rusticité appréciée, et enfin l'utilisation de terre, de bamboo ou de briques pour les cloisons. L'habitat deviens moderne dans sa technicité, a la fois traditionnelle, et utilise au maximum des matériaux locaux donc économiques contribuant au développement d'une économie locale et une logique architecturale et urbaine. Je trouve cette démarche éminemment intéressante, voir intelligente dans une conception de développement durable, même si des soucis de ventilation, de thermiques, etc. ne trouvent pas encore de réponses la dedans. En même temps, la thermique... si il fait froid on rajoute un poncho!!

Première expérience de Simon Velez, architecte de talent colombien.

Simon Velez, architecte colombien spécialiste maintenant dans le bamboo a tenter cette expérience d'allier béton et bamboo. Il a notamment eu l'idée géniale d'injecter du ciment dans le bamboo entre les joints pour que ce dernier puisse voir ses capacités de traction démultipliées, en effet le bamboo n'est pas particulièrement performent en traction-compression. Ainsi le bamboo Guadua devient un véritable Metal Vegetal, ce qui en fait un matériau de haute technologie. Le rapport poids/puissance semble même surpasser celui du métal!
Simon Valdez est notamment a l'origine du Guadao pavillon salué a l'exposition de Hannover en 2000.

Pour en savoir un peu plus...

Les liaisons entre matériaux comme bamboo et béton ont été très étudiées et fonctionnent a ce jour parfaitement.

Bla bla bla :



Quelques exemples croise en chemin.



Terre maintenue a l'aide de lattes de bambous.

Exemple a Tirradentro, maison perdue dans une foret.

Petit bout de banc-bout. Très sympathique.




4 commentaires:

  1. Fort intéressant ta petite réflexion sur le bamboo...
    Et je ne sais si c'est le G12 mais les photos restent de super bonne qualité...

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  2. Pas encore de G12 non... Ce sont les photos qu'il me reste du 550D, que j'avais sauvegarder sur une cle USB. Heureusement.

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  3. Je kiffe bien la "Première expérience" de Velez !! Sans parler du bout de banc-bout :) Continue comme ca Beuhhh

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  4. Hehe merci bieux, un peu d'humour ne fais jamais de mal! :)

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