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lundi 15 avril 2013

Mancora : de vagues en dunes



Me voici a Mancora. Il s'agit d'une petit ville sur la cote péruvienne, a quelque heures de Tumbes ville frontalière avec l'Equateur. Le temps est au eau fixe, et la plage est réputée pour être la dernière avec de l'eau chaude, en effet le courant du Golf Stream ne refroidis pas encore cette partie de la cote. La plage s'étend sur des kilomètres a présent, le bus entre enfin dans la ville après ces longues heures de bus. L'air et chaud, le soleil brûle le sable, il vaut mieux ne pas marcher pieds nus. A la sortie du bus je suis réellement envahis par une dizaine de locaux qui essayent de me vendre leur services, auberge, transport tchouk-tchouk... J'arrive tant bien que mal et les refiler a un autre bonhomme du cinquantaine d'année, je suis sauve! Je m'écarte un peu, mais l'un d'enter eux m'épie du coin de l'oeil, plus malin que les autres il se rapproche de moi, me donne des conseils et m'emmène en tchouk-tchouk pour un sole seulement, le prix touristes est a 3 soles en général, 1 dollar vaut 2,5 soles. J'atterris donc dans une superbe auberge, a l'écart de la ville, elle donne sur la plage, piscine, terrain de volley ball, restaurant,... Les prix sont plus élevés qu'en Équateur pour l'instant, mais c'est souvent le cas dans les villes côtières très prisées des touristes. Au moins ce sera un bon endroit pour se reposer avant d'aller titiller la cordillère blanche.

Spot de VTT ou DH


Je me ballade dans la ville et sur la plage, de gros rouleau se forme au loin, ils sont superbes, il se cassent progressivement, toujours de gauche a droite, et roulent jusqu'à la plage. Idéal pour le surf. Je m'incruste dans une partie de foot histoire de me défouler un peu et de rencontrer des locaux et quelques étrangers. Le soleil a déjà largement entame sa descente, il embrase le ciel comme chaque soir ici, les badauds s'arrêtent quelques minutes sur la plage et regardent le jour qui tire sa révérence. Moi je vais me baigne, les fonds sont remplis de roches par ici, c'est pour ça que cette partie de la plage est un spot pour surfer. Les ondes d'eau sont soudainement soulevée par le brusque changement de hauteur du font marin, les rouleaux peuvent se former sans cesse.



De retour a l'auberge, je rencontre un groupe d'anglais occuper a se faire un délicieux cocktail a base de rhum et de jus de mangue, je ne peux refuser un verre! Petite grasse mat ce matin, je me balade tranquillement sur la plage, je marche sur le banc de sable qui me semble infinis, pourrais-je marcher sur se sable blanc jusque l'extrême sud du Chili? L'horizon se perd avec la courbure de la terre, au loin. J'atteins finalement le spot de surfer, je me tartine de crème, je saute sur une planche et je me faufile entre des bancs de poissons nombreux pour tenter de prendre des vagues. Les poissons autour sautent régulièrement hors de l'eau, heureux de pouvoir se permettre ce luxe car l'homme effraye en fait les pélicans ou autre oiseaux au longs becs effiles qui ont l'habitude de profiter des la "pouascaille" téméraire. Les vagues sont en fait énorme, elles dépassent parfois les 3 mètres, j'ai beau tenter de plonger sous, avec une planche ce n'est pas chose facile je suis facilement balayer par cette force marine. J'arrive 2-3 fois a prendre le départ de la vague mais je me vois projeter vers l'avant trop rapidement et je pique dans l'eau deux mètres plus bas.... le reste c'est comme une machine a laver, il faut attendre que ça se calme se mettre en boule et remonter a la surface. Je ne suis pas un surfer. Après une heure de tentative, une vague violente m'envois la planche dans le tibias, me laissant un gros hématome bleu. Comme un rescapé sur une planche de bois, je tente de m'écarter des vagues et me mort les doigts pendant une quinzaine de minutes, avant d'échanger ma planche contre un body-board. Enfin le bonheur de la glisse dans les rouleaux! Les vagues se forment a une cinquantaine de mètres de la plage, et se reforment plusieurs fois, de cette manière je vois terminer ma course régulièrement devant les serviettes des gens qui m'applaudissent alors que j'exulte... comme un poisson dans l'eau!

Dans un tchouck-tchouck


Le phare de Mancora

Maison en bamboues encore



Je goûte un fameux Ceviche de poisson cru, fort "goutu", mais un poils trop piquant, notamment lorsque je confond rondelle de tomate avec rondelle de piment... Petite larme. Je rentre tranquillement profiter de la piscine de l'auberge en attendant mon bus de nuit pour Huaraz a 5h. Petit check sur internet, je suis tomber sur couchsurfing, un autre français arrive demain a Huaraz et cherche du monde pour faire un treck, a priori on se retrouve demain, super! En attendant, je m'effondre de sommeil dans le bus, alors que ce dernier prend de l'altitude sur des dunes de terres rouges et brunes de plus en plus hautes. Un paradis pour le VTT de descente, a bon entendeur...!!? Le bus longe donc la cote par d'immenses déserts ou l'on voit parfois de hautes flammes de stations de pétrole, et j'arrive au petit matin dans la ville de Casma. De la je récupère un minibus, 14 personnes serres comme des sardines, que du bonheur! Je n'ai pas la place de mettre mes jambes malheureusement, un européens est bien trop grand pour un minibus! Le type a ma gauche est un jeune chanteur dans un group local, fier comme jamais, il me nourris de bonbons, me file son DVD, et pose avec moi devant les premières crêtes enneigées qui apparaissent dans les nuages. 13 heures de voyages, me voila enfin a Huaraz!


Le feu du petrole

Fin du monde



Drole de chanteur!


Huaraz!

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